Prévention des risques psychosociaux dans les IEG

Les partenaires sociaux des industries électriques et gazières (IEG) ont signé, le 12 février, un accord-cadre sur la prévention des risques psychosociaux au travail

Les partenaires sociaux des industries électriques et gazières (IEG) ont signé, le 12 février, un accord-cadre sur la prévention des risques psychosociaux au travail, selon lequel le concept de risque psychosocial se rapporte à des contextes de travail qui peuvent conduire à des manifestations collectives et individuelles de mal-être et/ou des pathologies physiques ou psychiques. En préambule, ils reconnaissent que la situation de la branche est « perfectible », mais soulignent aussi que l'engagement à traiter ce type de risque « représente un soutien indirect fort au management ». Ils souhaitent promouvoir, à travers cet accord, la « prévention primaire », celle qui « lutte contre le risque avant l'apparition de toute difficulté ».

Connaissance des besoins

L'accord s'articule essentiellement autour des thèmes suivants : la connaissance des besoins des entreprises et de leurs salariés, l'appropriation de l'environnement de travail par les « acteurs » de l'entreprise (managers, institutions représentatives du personnel), l'énumération de préconisations utiles pour tenir l'objectif de prévention. Trois principes d'action sont définis au préalable :

La « démarche de partage » des bonnes pratiques (conditions de mise en oeuvre, difficultés rencontrées et résultats obtenus) débute par une étape, au cours de laquelle les partenaires sociaux veulent collecter auprès des entreprises toutes les données et indicateurs existants. L'accord prévoit l'appel à des compétences externes, en sociologie du travail, en sociologie des organisations ou en diagnostic des pathologies liées au travail.
Pour développer une démarche pluridisciplinaire , les employeurs doivent « tout mettre en oeuvre pour s'entourer des compétences d'un ensemble de professionnels » (médecins du travail, médecins conseils et experts, responsables RH, représentants des salariés, syndicats, préventeurs et travailleurs sociaux), « afin de permettre une prise en charge collective des risques psychosociaux ».

Appropriation du travail

Selon l'accord, les principaux « contributeurs du bien-être au travail » se situent au sein même de l'environnement de travail et sont les managers, les salariés, les représentants du personnel. Ils bénéficient de l'expertise d'autres acteurs (médecins, fonction RH, interlocuteur prévention risques professionnels, etc.).
Les signataires soulignent que « les managers , par les postures prises et les comportements adoptés (respect, écoute active et attention portée aux conditions de travail et au ressenti des salariés), créent les conditions favorables à l'installation d'un climat de confiance » réduisant les problèmes. Ils réaffirment le rôle des autres acteurs ou experts, dont les prérogatives et devoirs « sont issus, pour l'essentiel, du Code du travail ».
En outre, selon l'accord, il apparaît nécessaire de « prendre en compte le travail et son environnement », qui peut être analysé à l'aide de facteurs et de questionnements. L'accord en liste 15, tels que l'organisation du travail, l'aménagement du temps de travail, le degré d'autonomie, l'adéquation du travail aux moyens mis à disposition des salariés, la charge de travail, le degré de clarté et le réalisme des objectifs assignés et les relations avec les personnes externes à l'entreprise. Il souligne que l'allongement de la vie professionnelle doit être accompagné, pour qu'il ne soit pas source de risques psychosociaux.

Préconisations aux managers

Les signataires fixent cinq objectifs à leurs préconisations :

Certaines préconisations sont d'ordre général . Au nombre de celles-ci, la mise en place d'une éthique sur l'utilisation des NTIC (nouvelles technologies de l'information et de la communication) est recommandée. Des préconisations sont adressées au management . Selon les signataires, les managers doivent, notamment, favoriser l'expression des salariés, respecter leurs engagements, insuffler des perspectives d'évolution, s'assurer que les moyens sont adaptés aux missions. Le suivi de l'accord inclut l'examen des actions conduites en entreprise